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Le moteur pas à pas et son circuit de commande |
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Introduction
Analyse d'un moteur théorique composé d'un aimant permanent (boussole) et de 2 bobinages constitués chacun de 2 bobines. Le passage d'un courant, successivement dans chaque bobinage, fait tourner l'aimant. Nous avons créé un moteur de 4 pas par tour. Les impulsions électriques sont du type tout ou rien c'est à dire passage de courant ou pas de passage de courant. Les tensions d'utilisation des moteurs sont de 3,3V à 48V continues. La consommation est de 0,2 A à 1,5 A. Le couple du moteur est de l'ordre de 5 N. Cm à 64 N. Cm. L'électronique actuelle permet de piloter la chronologie de ces impulsions avec beaucoup de précision et d'en comptabiliser le nombre. Le moteur pas à pas et son circuit de commande permettent donc la rotation d'un axe avec beaucoup de précision en vitesse et en amplitude. La précision en vitesse est utilisée pour suivre la rotation apparente des étoiles (un tour en 23H56mn) La précision en amplitude est utilisée pour passer d'une étoile à l'autre. Les types de moteursL'alimentation des bobinages
Les phases Les phases correspondent aux différentes sources d'énergies alimentant les bobinages. Généralement un moteur bipolaire est un moteur 2 phases, un moteur unipolaire est un moteur 4 phases. Nota : on parle de fonctionnement biphasé quand 2 bobinages sont alimentés en même temps. La conception des moteurs Il existe 3 technologies :
Principe du moteur à aimant permanent Un aimant permanent est solidaire de l'axe du moteur (rotor). Des bobines excitatrices sont placées sur la paroi du moteur (stator) et sont alimentées chronologiquement. Le rotor s'oriente suivant le champ magnétique créé par les bobines. Principe du moteur à réluctance variable Il s'agit d'un moteur qui comporte un rotor à encoches se positionnant dans la direction de la plus faible réluctance. Ce rotor, en fer doux, comporte moins de dents qu'il n'y a de pôles au stator. Le fonctionnement du moteur est assuré par un pilotage du type unipolaire et l'avance du rotor est obtenue en excitant tour à tour une paire de pôles du stator.
Couple et vitesse
de l'intensité traversant les bobines de sa position angulaire à un instant donné quand il passe d'une bobine à l'autre de la vitesse de pilotage On définit une vitesse limite au démarrage et une vitesse limite de fonctionnement, vitesses au-delà desquelles le moteur décroche. Cette limitation de vitesse est surtout due à l'effet de self des bobines. La valeur du couple est généralement donnée pour 5 pas à la seconde Le couple de maintien est le couple mesuré à l'arrêt, les bobines étant alimentées. Le couple de détente est le couple quand les bobines ne sont pas alimentées.
Le positionnement angulaire présente une oscillation à chaque pas. Le rotor dépasse la position souhaitée puis revient en oscillant de part et d'autre de la position. Ce défaut est gênant à certaines vitesses. En astronomie, le moteur doit tourner à 2 vitesses pour permettre le suivi des étoiles et se positionner rapidement sur un astre. Le fonctionnement rapide doit se trouver dans la zone de démarrage. L'électronique L'électronique pilotant un moteur pas à pas peut se diviser en 3 fonctions :
L'électronique de puissance L'électronique de puissance alimente depuis la tension d'utilisation les bobinages. Le courant consommé est souvent de l'ordre de 1 A. La dissipation de l'énergie nécessite souvent la mise en place d'un radiateur. Le courant dans les bobines a l'allure suivante :
Les effets de la self Les bobinages présentent un effet de self. La self s'oppose à la variation du courant qui la traverse. A la fermeture des interrupteurs, l'intensité croit exponentiellement : i = U/R(1-e -tR/L) A l'ouverture des interrupteurs, la self se comporte comme un générateur de tension e =-L di/dt. Si le composant qui ouvre le circuit (interrupteur, transistor) est de bonne qualité, la tension créée est élevée. Cette surtension est utilisée pour la création d'étincelles dans les moteurs à explosion ou pour les clôtures électriques, elle est par contre néfaste pour le circuit ouvrant le circuit. On protège habituellement les transistors par des diodes branchées convenablement. On utilise parfois cet effet de self, appelé effet roue libre, pour ré alimenter les autres bobinages.
Au bout du temps q =L/R, l'intensité est égale au 2/3 de l'intensité nominale. Pour limiter ce retard il faut augmenter R en rajoutant une résistance en série avec la bobine tout en maintenant le courant nominal, il faut donc aussi augmenter la tension d'alimentation. Il y a perte d'énergie dans les résistances additionnelles. On améliore parfois la montée en courant en faisant décharger un condensateur dans la bobine.
Ce contrôle de I permet d'obtenir le couple nécessaire sans perte d'énergie inutile. Indépendamment du circuit de commande, le bobinage est successivement alimenté puis isolé par un circuit oscillateur interne au circuit intégré. Le courant traversant la bobine est mesuré et réagit sur le circuit oscillateur. L'allure du courant est représentée sur le graphe Fonctionnement en micropas
En faisant varier par échelon le courant dans les bobines, on crée un champ résultant qui semble glisser d'un pas à un autre. La grandeur des pas est réduite. Les circuits pour micropas divisent les pas moteur jusqu'à 500 fois. Les courants dans les 2 bobines ressemblent à 2 courants alternatifs décalés de 90°. Le séquenceur Il gère la chronologie des impulsions. Les signaux de commande sont de type logique c'est à dire tension- pas de tension. La chronologie des impulsions dépend :
L'oscillateur le plus précis est l'oscillateur à quartz. Sa fréquence est fixée par le quartz, aucun ajustement de la fréquence n'est possible. Sa dérive est très inférieure aux défauts de la mise en station d'un télescope ou aux défauts de déformation du trépied avec le froid et l'humidité.
Exemple de circuits intégrés : SAA1042 SAA1027 L293B - piloté par ordinateur L287 et L298 - gestion du courant MC3479P A2919SB UDN2916 IMT901 A3955SB (micropas) etc.... En recherchant sur internet les caractéristiques de ces circuits on trouve souvent les schémas d'utilisation. La démultiplication Dans les équations ci-dessous, le pas du moteur Pm° est exprimé en degré et la résolution Rm" en seconde. La démultiplication h et la fréquence de l'horloge dépendent de la résolution souhaitée et du pas du moteur. h=rotation du moteur en 1 seconde/rotation du ciel en 1 seconde h=Pm° x 3600 x fréquence/15,04 Ex : pour Pm°=7°5 et F=15 Hz......... h = 26928,19 On peut aussi exprimer la démultiplication en fonction de la résolution souhaitée : h=Pm° x 3600/Rm" Nota : on en déduit Rm"= Pm° x 3600/h La résolution est meilleure (plus petite) quand Pm est petit ou quand h est grand. Ce calcul englobe la démultiplication hi créée par la vis de l'équatorial ou du secteur lisse et la démultiplication sortie moteur hr . h= hr x hi Cas de la planche équatoriale existante conçue pour un tour de vis par minute La démultiplication hi de cette planche est : rotation de la vis en 1s/rotation du ciel = 6° x 60 x 60/15,04 =1436,17. h=hr x 1436,17= Pm° x 3600 x F/15,04 = Pm° x 3600/Rm" En tenant compte de la résolution souhaitée, on obtient hr = Pm° x 3600/Rm" x 1436,17 = 15,04 x Pm°/6 x Rm" hr = 2,5 x Pm°/Rm" Après avoir choisit un système de démultiplication supérieur ou égal, on calcule la fréquence et on en déduit aussi la résolution du système de motorisation F=hr x 6/ Pm° Rm"=15,04 x Pm°/6 x hr Rm" =2,50 x Pm° /hr Nota : Pour une liaison sans réducteur h r =1, .................. F=6/ Pm° , ............. Rm"=2,5 x Pm° Exemple : Pour un pas de 7°30 , ........... F=0,8 Hz, ............... Rm"=18,8" Cas de la planche équatoriale ou d'un secteur lisse à construire Pour un tour de vis, le décalage angulaire est a°, la portion de circonférence est égale au pas de la vis Pv 2 x p x R x a°/360°= Pv La réduction est un tour (de vis)/écart angulaire. hi = 360°/a° On en déduit hi = 2 x p x R/Pv h=hr x hi= Pm° x 3600/Rm" =hr x 2 x p x R/Pv d'où hr =1800 x Pm° x Pv /p x R x Rm" Pv et R étant exprimés avec la même unité Après avoir choisit un système de démultiplication supérieur ou égal, on calcule la fréquence et on en déduit aussi la résolution du système de motorisation F= hr x 2 x p x R x 15,04/Pv x Pm° x 3600 soit F= hr x R/Pv x Pm° x 38,096 Rm"=1800 x Pm° x Pv/ p x R x hr
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Auteur :
Michel SAMOEY
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